Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 09:56
 
La dépêche de Tahiti
Je teste une démo de feuilletage de la Dépêche de Tahiti

Le projet de loi Morin accueilli fraîchement

 
 

NUCLÉAIRE – Le texte a été présenté au Conseil des ministres

 

Réunis à l’Assemblée nationale, parlementaires et associations de défense des vétérans ont expliqué à la presse pourquoi, selon eux, le projet de loi d’Hervé Morin n’est pas du tout satisfaisant. Toutefois, certains, comme Hélène Luc soulignent qu’enfin une loi va venir au secours des victimes.

“C’est la déception pour toutes les familles !” , déclare Guy Fischer qui estime en outre que les dix millions provisionnés par Hervé Morin pour 2009 sont insuffisants… pour indemniser 150 000 personnes (sic). Il condamne aussi le fait que le ministre soit juge et partie pour décider ou non de l’indemnisation et évoque le système de l’indemnisation de l’amiante, meilleur à ss yeux.

 

En 3 points :

1. Le projet de Loi Morin d’indemnisation des victimes du nucléaire a été adopté en conseil des ministres à Paris

2. Le ministre de la Défense promet des aménagements lors du débat parlementaire.

               3.   Le sénateur Richard Tuheiava demande notamment le remboursement de la CPS.

 

Maxime Gremetz ne regrette pas les efforts qui ont été menés : “Enfin, il y a un projet de loi, discuté avec le ministre, les parlementaires et les associations. Maintenant, il faut voir qu’il y a des choses qui posent problèmes. Nous allons continuer la bataille et présenter des amendements dans les hémicycles. Ce sont des amendements élaborés en commun par des députés et des sénateurs de la majorité et de l’opposition. Le comité d’indemnisation indépendant et le comité de suivi ont créé un consensus”. Pour Me Teissonnière, la loi n’est pas une bonne loi. Il déplore en outre la résistance du ministre à créer un fonds d’indemnisation avec participation des associations comme pour l’amiante. Il s’étonne qu’il n’y ait pas de recours juridictionnel d’indiqué. En cas de désaccord, il faudra faire un recours en annulation pour excès de pouvoir contre la décision du ministre devant les tribunaux administratifs, lesquels ne peuvent qu’annuler la décision du ministre. Et du coup, le ministre devra prendre une nouvelle décision ! C’est une situation absurde selon lui ! Il souhaite que les tribunaux compétents soient alors Paris et Papeete.

Michel Verger considère pour sa part que tous les essais étaient dangereux, réussis ou ratés. “On a pris des vétérans pour des cobayes !”, assène-t-il.

Remboursement de la CPS ?

morin02.jpgRichard Tuheiava voit “des cataclysmes” (sic) se profiler à l’horizon. Il persiste dans sa demande d’ajouter à l’indemnisation des victimes une indemnisation pour dégradation de l’environnement et de rajouter même une indemnisation pour bouleversement social et dégradation de deux atolls. On sait pourtant qu’Hervé Morin a clairement dit que le projet de loi portait uniquement sur des personnes victimes des essais. Notre sénateur préfère apparemment une approche globale, considérant que la France à causé des dommages aux humains et à la Nature. Ce sera dur à faire passer cela à Paris. Le second cataclysme, selon lui, est l’effondrement prévisible du système de prévoyance de la CPS qui finance déjà des malades du nucléaire. Il veut attirer l’attention du gouvernement sur une aide nécessaire à cette institution polynésienne, sinon, selon lui, l’indemnisation des victimes sera à la charge de ladite CPS. Pourtant, Hervé Morin se déclare en principe prêt à étudier le remboursement des dépenses déjà effectuées par la CPS. Reste à elle de fournir des données chiffrées précises. Par ailleurs, notre sénateur doute beaucoup de la méthode de détermination des sites contaminés. Il compte aussi se battre pour que l’on préfère le recours juridictionnel (comme le préconise Me Teissonnière) plutôt que le recours de droit commun devant les tribunaux administratifs. Richard Tuheiava reconnaît quand même que “le projet de loi a le mérite d’avancer une reconnaissance. C’est le gouvernement qui a véritablement brisé la glace et qui a quand même posé des garanties législatives pour ne pas être esquinté sur le plan de l’accès aux archives nucléaires et qui en plus inscrit cela à moyen terme dans une stratégie d’allègement des charges en faveur de la Polynésie française. On veut vraiment supprimer la DGDE ! (…) Ce projet de loi n’est pas équitable. On se trompe de direction”.

Le gouvernement est donc attendu au coin du bois et les débats parlementaires s’annoncent musclés, si, du moins, les élus arrivent à conserver un front commun autour de ces dix amendements.

Philippe Binet    

Le projet en bref

Qui est concerné?

Toute personne ayant séjourné à l'intérieur ou à proximité des deux centres d'expérimentation du Sahara algérien jusqu'au 31 décembre 1967. Pour les essais conduits en Polynésie française, la période retenue s'étend du 2 juillet 1966 au 31 décembre 1998 et les zones concernées seront définies par un décret d'application publié au Journal officiel. Les personnes concernées devront être atteintes de l'une des maladies qui seront considérées comme liées aux essais nucléaires. Une liste de 18 maladies -essentiellement des cancers- doit être fixée par le décret d'application. Elle pourra cependant évoluer au gré des connaissances médicales.

Qui décidera de l'indemnisation?

Les demandes seront soumises à un comité d'indemnisation présidé par un conseiller d'État ou à la Cour de cassation et composé, pour l'essentiel, d'experts médicaux. Le décret devrait fixer à neuf le nombre de membres de ce comité. Les associations de vétérans n'y seront pas représentées.

Quels délais d'examen?

Six mois -sauf mesures d'instruction particulières comme une expertise médicale- au cours desquels le comité devra s'assurer que "le lien de causalité entre la maladie (...) et les essais nucléaires peut être regardé comme existant". Le comité émettra une recommandation au ministre de la Défense qui la notifiera à l'intéressé.

Comment sera versée l'indemnité et quel montant?

L'indemnisation sera versée sous forme d'un capital dont le montant sera déterminé par le comité d'indemnisation. Il devrait être similaire à celui du préjudice moyen reconnu par les tribunaux, soit autour de 50 000 à 60 000 euros en moyenne. Toute réparation déjà perçue pour la même pathologie sera cependant déduite du capital.

Quelles voies de recours?

S'agissant d'une décision ministérielle, le tribunal administratif sera compétent.

AFP

Par Samarkande
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 10:24

http://youtu.be/3xFYR35VwAs

 

 

 

Commençons par le plus beau !

Entendre, voir, s'émouvoir et partager de belles pensées avec la reine du savoir, la compreneuse par excellence dont je ne me taris pas d'écouter et de voir.

Par Samarkande
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 23:28
   
 
image_diapo1Les-monologues-voiles.jpg
 
Les monologues voilés   
 
 
 
Elles sont belles, vives, enjouées, féminines, elles sont quatre sur la scène du Théâtre de Paris depuis octobre 2011 et jusqu'au 31 décembre à jouer la partition qu’Adelheid Roosen, metteur en scène hollandaise, a écrite pour elles.
 
C’est dans son pays que le choc a eu lieu, à la faveur d’une tournée de la pièce de théâtre «Les monologues du vagin» de Eve Ensler, Adelheid Roosen décide de composer une version dédiée aux femmes musulmanes habitant aux Pays-Bas. Elles viennent d’Arabie Saoudite, de Somalie, du Koweït, du Pakistan, du Maroc, d’Égypte, de Turquie, du Mali, d’Irak et d’Iran.
 
Un mot sur le titre qui peut prêter à confusion : ce qui est voilé ici ce sont les histoires de ces femmes qui depuis des millinénaires n'ont pas eu droit à la parole et a fortiori celle qui consiste à les libérer du poids, du fardeau du viol organisé lors de chaque mariage.
En douze tableaux de femmes, Les monologues voilés présentent le réel de femmes dans leur relation à leur mari, la plupart du temps faisant suite à un mariage arrangé par les familles, lors d’une tractation entre hommes. Toutes ont subi des violences propres à leur être le plus intime.
 
Le spectacle commence à l’heure et c’est si rare en France où l’on dispose de votre temps avec des débuts de spectacle souvent fantaisiste.
 
La construction du spectacle est bien faite : ouverture sur un tableau évoquant l'orient,une après-midi-thé musique et chant, entre filles et se termine par une scène de danse par l'une d'elle, magnifique.
 
Entre les deux, une série de femmes expose devant nous leur violence au quotidien, depuis leur enfance et celle de leur mère, héritée de leur culture, dictée par les hommes pour obtenir et conserver le pouvoir sur les femmes.
 
L’une d’elle dit :«J’ai découvert la haine, je haïssais le fait d’être une fille (…)d’un coup, j’ai perdu ma foi (…)Je détestais profondément profondément ma mère. J’ai perdu des années ».
Ce désir de l’homme- animal d’être le premier à posséder sexuellement une femme est si ancré. Pour les femmes, c’est un traumatisme toute la vie durant.
 
Si la fille n'est pas vierge, elle est alors répudiée sur le champ, frappée, lapidée à mort. C’est que l’honneur de l’homme, subordonné à la virginité de la femme, ne supporterait aucune défaillance devant ses pairs.
 
D’où vient donc cette scène primitive,bestiale qui veut que la femme doit être vierge et l’homme, exhiber sa virilité au vu de tous ?
 
Cela suscite encore tant de drames, tant de tragédies, des suicides, des vies brisées transmises de génération en génération.
 
Un tel spectacle vient briser les tabous. Il était temps ! A croire que la moitié du monde restait en plan, ne prenait pas la bonne direction de l’avenir.
 
S’appuyant abondamment sur le Coran et les hadiths, Adelheid Roosen démontre à tous et a fortiori aux musulmans qui croient connaître le Livre saint que «Le Coran ne mentionne pas l’hymen».
 
Et que : «Depuis les portes d’Istanbul jusqu’à Damas, un hymen est plus important qu’un tympan. Le second a le droit de se déchirer, pas le premier».
 
Dans la partie «Ma maison de poupées, un mythe» une des femmes vient nous démontrer s’il en était besoin ce qu’est un hymen à la naissance et comment il fonctionne.
Non seulement cette scène est très drôle parce qu’elle est jouée divinement bien sous la forme d’un professeur en talons et règle de classe, mais parce qu’elle se sert également de nous public pour faire sa démonstration à partir du matériau du chewing-gum mâché et étiré à souhait par ses comparses,sur un ton de scientifique très docte et savant.
C’est là qu’elle évoque une méthode venue du Caire consistant à maintenir le mythe de la virginité pour des filles qui ne le sont plus en utilisant un boyau d’animal rempli de sang dans le vagin de la candidate à une virginité retrouvée ! Rien que cela !
C’est sûr qu’à partir de là, on rit un peu plus jaune dans la mesure où l’actualité de ce qui se passe en Égypte ne nous inspire que dégoût et rejet vis-à-vis d’un pays qui se définit comme La mère de la civilisation, «om el hadhara» et bien il a beaucoup d’efforts à faire !
Pour donner des leçons de civilisation , il faudra repasser l’examen de passage!
En effet, que ce soit cette journaliste française violée récemment en plein jour, ces égyptiennes qui subissent des violences de même acabit dans les commissariats ou prisons par des militaires, que ce soit les films tel ce «Femmes du Caire» traumatisant sous tous les plans par sa violence sur le corps des femmes.
Quelque chose de fondamental doit se metttre en route, qui consiste à éduquer hommes et femmes, fils et filles dès le plus jeune âge, mais aussi politiques, cinéastes, auteurs, hommes du peuple et filles des campagnes pour que ce genre de choses qui salit l’humanité entière, ne se reproduise plus.
Heureusement, un spectacle comme celui-ci, redonne du baume au cœur, de l’énergie, marque d’un croissant de lune blanc «un avant et un après ».
Nous ne sommes plus seules à penser, à refuser, à nous battre et à brandir de nouvelles valeurs pour les années à venir.
Merci aux comédiennes Jamila Drissi, Morgiane El Boubsi, Hoonaz Ghojallu et Hassiba Halabi pour son jeu, ses musiques et ses chants.
 
 
Les monologues voilés
 
 
Texte et scénographie : Adelheid Roosen
 
Mise en scène : Adelheid Roosen,,assistée de Isabelle Wéry
 
Dramaturgie : Dirkje Houtman
 
Recherches : Adelheid Roosen et Liesbeth Maas
 
Traduction : Anne Vanderschueren
 
Version scénique : Isabelle Wéry
 
Décor/Vidéo : Adelheid Roosen, Mijke de Jong et Titus Tiel Groenestege
 
Lumière : Geldof, Verhaart et Den Ottolander
 
Costumes : Alain Wathieu
 
Travail du mouvement : Jamila Shoere
 
Affiche : Olivier Wiame
 
Edition du texte : de Nieuwe Toneelbibliotheek
 
 
       
 
 
 
Par Samarkande - Publié dans : Ouvrir les yeux
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 12:12

sans-titre-Derrida.png

 

Autres renvois :
       

Derrida, le tout-autre

       

Derrida, l'hospitalité

       

Autrui, l'autre, le prochain

                       
                       
 

Souvent Derrida évoque l'autre, mais quel autre? Ni le petit autre (le prochain en tant qu'il est présent), ni le grand Autre supposé (il relèverait de la métaphysique), mais l'autre de la différance, celui de l'"hétérogène en général".

Un ami mort dont le souvenir résiste au deuil, une feuille qui se replie sur elle-même, un espacement, un subjectile, telles sont quelques figures de cet autre. S'il est irréductible, c'est parce qu'il ne peut pas être posé. Son identité ne se ferme pas sur elle-même. Face au texte, voici un autre texte qu'il faut accueillir. Je peux l'accueillir car j'ai fait en moi-même l'expérience de la division et de l'auto-affection.

Car si l'autre m'entend parler, je m'entends aussi, et si je me touche, je touche aussi un autre. Il s'imprime en moi comme une autre présence. Tout vivant accueille en lui un autre hétérogène dont la trace est inaccessible. Avant tout lien social, dans le désert, avant la langue, il s'adresse à lui, il lui fait crédit, il lui dit "oui", et même deux fois oui. Quand il le combat, il se combat lui-même (auto-immunité). Cet autre nous angoissera toujours. Il ne sera jamais un prochain. Il est incalculable. Il promet, il donne, il décide de la loi, soutient les croyances et la vision, mais il reste irréductible. On peut toujours tenter de s'y identifier; il est impossible d'en faire son deuil.

L'autre est celui qui ne partage pas avec nous son secret - sauf de manière chiffrée, inaccessible, comme un schibboleth.

Présent/absent, l'autre est spectral. Dans la vie courante, on ne s'adresse à lui qu'indirectement, même si la pensée nous y engage. Il faut un autre geste, une hantologie qui anticipe le tout-autre dans sa dissymétrie infinie. Il n'y a éthique que si l'autre est présent comme absence, dissimulation, différance - on peut alors l'aimer.

Dans les concepts dits "éthiques" avancés par Derrida, c'est à cet autre irréductible que j'ai affaire, pas à celui de la vie courante. Par exemple dans la visitation, quand je me transforme pour lui, au risque de perdre mon identité; dans l'hospitalité, quand j'évite toute question sur l'autre; dans l'ouverture messianique à l'autre auquel je dis "Viens", quand je lui ouvre l'avenir; dans l'éthique à venir, quand c'est l'autre qui est ma loi. Quand vient l'autre humanisme, celui de l'autre homme indéterminé, j'apprends à vivre : respect et tolérance pour la singularité dans son altérité infinie.

L'autre n'est jamais évident. Il faut l'inventer, par exemple par la psychanalyse ou la photographie. Il faut concevoir une altérité oblique, inouïe, qui ne soit pas la simple opposition à ce qui est, qui se dise dans une autre langue, une autre syntaxe.

Entre altérité et itération, il y a un lien qui n'est pas seulement étymologique. Dans l'écriture, la marque porte en elle son autre (re-marque), et c'est l'autre qui la déchiffrera, dans son. contexte, selon une autre loi. Il est en elle mais il surgit du dehors, comme un pharmakon.

 

 

extrait du site idixa.net

Par Samarkande - Publié dans : Lectures
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 12:17

Voici une information pour le moins étonnante et venant de quelqu'un de très inattendu !

Comment passe-t-on de l'effacement du peuple arménien à la guerre d'Algérie ?

Ce qui se joue ici n'est ni plus ni moins qu'un marchandage entre les partis politiques en place et c'est à qui ira le plus loin dans l'immonde et l'abject.

On est entré dans un climat de grande violence , d'animosité généralisée , de dégringolade humaine depuis le 11 septembre 2001, aggravé par la crise de 2008 qui est une crise beaucoup plus profonde qu'il n'y paraît !

Comme on ne comprend rien de ce qui se joue au-dessus de nos têtes, tous les jours des glissements de terrain se font sentir et nous sommes là , sans bouger bien au chaud dans notre absence de certitude et de convictions !

Quand on dit que le monde change cela ne veut pas forcément dire en bien et sans être négatif, ceux qui gouvernent le monde se sont emparés de nos vies , de notre force physique, de nos cerveaux et de nos rêves et pour des siècles ....

 

Oui l'Algérie et la France ont ceci en commun qu'ils doivent enfin se regarder face à face et dialoguer et avancer et restaurer une relation juste pour les deux côtés.

Le tort de la Turquie est d'avoir employé des termes qui ne se disent pas a fortiori dans les relations diplomatiques qui comme l'on sait sont des relations de langage feutré et de non-dits. D'autant qu'ils viennent de politiques rompus aux relations de façade ou encore plus violentes envers leurs pays respectifs.

Nous voilà en plein lèse-majesté.

Ce qui étonne aussi c'est que les algériens eux-mêmes ne sont pas allés sur ce terrain-là, sur celui du génocide, ils ont voulu faire reconnaître qu'il y a bien eu une guerre et que ce qui s'est passé doit porter le nom de gueere d'Algérie, il n'y a pas d'autre façon de nommer les choses.Ce n'est pas une mince affaire.

Maintenant, les milliers de morts, un million voire un million et demie de morts et de disparus ont tous un proche vivant , en lien de près ou de loin et qui peut témoigner, pariciper au 50 ème de l'Indépendance de l'Algérie.

Cette indépendance a sa part dans tout ce qui s'est passé dans la construction des états dans les années 60, En Egyspte, En Afrique , en Amérique Latine et en Asie et je dirais même jusqu'à ce qui s'est passé plus récemment et qui a été très vite nommé de Printemps arabe.

 

Erdogan accuse la France de génocide en Algérie

Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre turc, lors de son discours accusant la France d'un génocide en Algérie, le 23 décembre.
Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre turc, lors de son discours accusant la France d'un génocide en Algérie, le 23 décembre.Crédits photo : BULENT KILIC/AFP
  

Après le vote d'une proposition de loi pénalisant la contestation du génocide arménien, le premier ministre turc estime que Nicolas Sarkozy joue sur «la haine du musulman et du Turc» à des fins électoralistes. Ce dernier appelle au respect.

Le ton monte entre le France et la Turquie. Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre turc a accusé vendredi la France d'avoir commis un génocide en Algérie. Leur accusation intervient au lendemain du vote par l'Assemblée nationale d'une proposition de loi pénalisant la contestation de tout génocide,dont celui des arméniens en 1975 par les Turcs. Les Turcs réfutent à ce sujet la qualification de génocide. «On estime que 15% de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s'agit d'un génocide», a déclaré Erdogan lors d'une conférence, en faisant référence aux violences commises lors du processus d'indépendance de l'Algérie de la domination française, entre 1945 et 1962.

Le premier ministre turc ne s'arrête pas là et propose même au président de consulter son père à ce sujet: «Si le président français ne sait pas qu'il y a eu un génocide, il peut demander à son père Pal Sarkozy qui a été légionnaire en Algérie dans les années 1940.» «Je suis sûr qu'il a beaucoup de choses à dire à son fils sur les massacres commis par les Français en Algérie», affirme Recep Tayyip Erdogan.

«Le président français Sarkozy a commencé à rechercher des gains électoraux en utilisant la haine du musulman et du Turc», ajoute le chef du gouvernement turc, avant d'ajouter: «Ce vote qui a eu lieu en France, une France où vivent environ cinq millions de musulmans, a clairement montré à quel point le racisme, la discrimination et l'islamophobie ont atteint des dimensions dangereuses en France et en Europe».

Sarkozy demande le respect des «convictions» de chacun

Nicolas Sarkozy, en déplacement à Prague pour les funérailles de l'ancien président tchèque Vaclav Havel, a réagi à ces accusations moins d'une heure après qu'elles aient été proférées. Il a déclaré: «Je respecte les convictions de nos amis turcs c'est un grand pays, une grande civilisation, ils doivent respecter les nôtres».

En votant jeudi une proposition de loi réprimant d'un an de prison et d'une amende la contestation du génocide arménien de 1915-17, la France a suscité une vive colère en Turquie qui réfute le caractère génocidaire des massacres survenus dans les dernières années de l'empire ottoman. Peu avant les déclarations lapidaires du premier ministre Erdogan, il avait été confirmé que l'ambassadeur de Turquie avait quitté la France.

( AFP)

Par Samarkande - Publié dans : Politique
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